l'Armée de libération nationale (ALN)

Histoire

Sur le plan historique, cette armée est, en théorie, l'héritière du bras armé du Front de libération nationale (FLN), l'Armée de libération nationale (ALN), qui combattit l'armée française, de 1954 à 1962 (accords d'Évian). Une partie des membres de ces formations composera son cadre originel d'officiers et de soldats de base. Après 8 années d'une terrible guerre aux conséquences humaines importantes, l'Algérie apparaît aux yeux du tiers-monde comme un symbole de la lutte pour l'autodétermination des peuples et de la lutte contre le colonialisme sous toutes ses formes.

Les positions anticolonialistes de son gouvernement ainsi que l'inscription idéologique de la nation dans la sphère socialiste (contexte de la guerre froide), renforceront le rapprochement avec l'Union soviétique. C'est la raison pour laquelle l'Armée nationale populaire devint à l'indépendance de l'Algérie le second pays africain, après l'Égypte, à obtenir la plus grosse assistance militaire de Moscou. Lors de la guerre d'indépendance, des unités de l'ALN disposaient de bases arrières en Tunisie et au Maroc principalement.

Dès le cessez-le-feu marquant la fin des combats de la guerre d'indépendance (1954-1962), de sanglants règlements de comptes éclatent entre l'Armée des frontières dont les unites étaient, durant la guerre, stationnées en Tunisie et au Maroc et les maquisards (ou combattants de l'intérieur) des wilayaspour le contrôle du pouvoir après l'indépendance.

En octobre 1963, après plusieurs mois d'incidents frontaliers, la « guerre des sables », un conflit limité de très courte durée, éclate entre le Maroc et l'Algérie. Un cessez-le-feu organisé par l'entremise de OUA est signé début novembre, et les belligérants retrouvent leurs positions antérieures ante bellum[2].

Deux ans plus tard, eut lieu le 19 juin 1965 un Coup d'État qui porta le colonel Houari Boumédiène, alors ministre de la défense, au pouvoir à la place du président Ahmed Ben Bella.

Le 27 janvier 1976, éclata un deuxième et très bref conflit géographiquement circonscrit au confins sahariens entre l'Algérie et le Maroc. Ce dernier pays affirmait ses visées territoriales en annexant le Sahara Occidental, tandis que l'Algérie, refusant l'extension de son voisin au nom de l'intangibilité des frontières héritées de l'ère coloniale et du principe de l'autodétermination des peuples (position réaffirmée par l'ONU); La rhétorique marocaine interprète quant à elle la position exprimée par l'Algérie comme une volonté de celle-ci d'emprunter un couloir vers l'Atlantique, ce qui lui permettrait notamment d'exporter son pétrole ainsi que son important minerai de fer de Gara Jbilet de manière rentable[3]. Les combats se focalisèrent essentiellement dans et autour de la localité d'Amgala et s'achèvent rapidement par un cessez le feu.

Statut géopolitique de l'Algérie

La diversification des sources d'approvisionnement en systèmes d'armes et en équipements de défense est devenue une priorité. La consolidation des industries militaires locales et leur développement demeure un souci de premier ordre.

Depuis la fin des années 1990, l'Algérie s'est lancée dans un processus de professionnalisation qui a engendré une baisse de ses effectifs au profit d'une modernisation intensive de son armée.

De par la position centrale qu’occupe l’Algérie en Afrique du Nord (seul pays de la région à partager six frontières terrestres), l’armée algérienne représente à ce titre un facteur de stabilisation qui participe à sous-tendre l’activisme de la diplomatie algérienne au niveau de la sous-région.

À partir de l'année 2000, l'Algérie et l'OTAN ont engagé un dialogue qui se traduit sur le terrain par des manœuvres communes qui engagent d'une part la Marine algérienne avec les différents partenaires qui composent l'OTAN, l'objectif étant d'instaurer un dispositif pour la sécurisation des points stratégiques en Méditerranée.

Le budget de la défense s'élève en 2006 à environ 3 milliards d'euros. Il sera doublé en 2009 pour atteindre 5 milliards d'euros. À noter également que le souci majeur de l'armée algérienne est l'acquisition d'armes sophistiquées avec un transfert de technologie. Le ministère de la défense s'est fixé un objectif majeur quant à l'achat d'armes de première pointe avec des licences de fabrication ou de montage sur le sol algérien. L'idée est de sortir le pays du titre de client pour devenir producteur et vendeur à la fois. L'installation de nouvelles usines d'armes au pays réduirait la facture des achats, diminuerait le chômage et surtout donnerait à l'Algérie une dimension nouvelle dans la région sur les plans militaire et économique. Le choix de l'Algérie de diversifier ses fournisseurs en matière d'armes, rentre aussi dans cette stratégie à savoir trouver les pays avec lesquels les négociations sur le transfert de technologie, seraient les moins pénibles et avec un coût et des conditions beaucoup plus avantageux. La France, l'Allemagne, l'Italie et l'Angleterre semblent être des pays en faveur d'un transfert de technologie pour l'Algérie mais jusqu'à ce jour les négociations sont encore en cours.

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