Histoire de révolution

 Hymne National النشيد الوطني

 

Chronologie: 

( De la colonisation jusqu'à l'indépendance) :


1804-1827. Soulèvements tribaux et confrériques à travers toute l'Algérie.

1827.Le 29 avril, à la suite d'une dispute au sujet d'une dette française impayée, le dey d'Alger convoque le consul de France. Crise diplomatique franco-algérienne.

1830. Les troupes françaises débarquent à Siddi-Ferruch le 14 juin. Après la prise d'Alger, le 5 juillet, le dey Hussein Khodja signe la capitulation.

1832. En novembre, l'émir Abd El-Kader proclame le djihad contre les Français.

1837. La France reconnaît par le traité de la Tafna, signé le 30 mai, la souveraineté d'Abd El-Kader sur les deux tiers de l'Algérie. Elle conserve toutefois plusieurs « possessions », dont Alger, Blida et Oran. Le 13 octobre, les troupes françaises s'emparent de Constantine.

1843. Prise de la smalah d'Abd El-Kader par le duc d'Aumale, en mai, et massacres de populations civiles par les Français.

1844. Victoire française à la bataille de l'Isly, près d'Oujda, le 14 août.

1847. Abd El-Kader se rend le 23 décembre.

1848. L'Algérie est officiellement proclamée « territoire français » le 12 novembre.

La « francisation »
1850-1870. Insurrections dans les Aurès et en Kabylie, réprimées dans le sang. La famine ravage l'Algérie entre 1866 et 1868.

1870. Le décret Crémieux, promulgué le 24 octobre, accorde la nationalité française aux Juifs d'Algérie.

1871. Début de la révolte kabyle des frères Mokrani, en mars, contre les projets de confiscation des terres. Mokrani est tué le 5 mai. Près de 500 000 hectares de terres sont confisqués et attribués aux colons.

1881. Jules Ferry fait adopter en juin le code de l'indigénat, qui instaure un régime juridique spécial pour les Algériens de confession musulmane. L'Algérie est entièrement intégrée à la France par le « système des rattachements ».

1889. La loi du 26 juin accorde la nationalité française à tous les descendants d'Européens présents en Algérie, mais pas aux musulmans.

1912. Les musulmans sont astreints au service militaire en vertu de décrets promulgués en janvier.

1914-1918. Sur les 173 000 soldats appelés et engagés d'Algérie, 25 000 Algériens musulmans et 22 000 Européens sont tués au cours de la première guerre mondiale.

1916. Soulèvements dans la région de Constantine.

1926. Création, le 20 juin à Paris, de l'Etoile nordafricaine (ENA), dont Ahmed Messali (Messali Hadj) est élu secrétaire général. Le mouvement, qui réclame l'« indépendance de l'Afrique du Nord », sera interdit en 1929.

1927. Naissance de l'Association des étudiants musulmans nord-africains (AEMNA), présidée par Ferhat Abbas.

1933. Messali Hadj reconstitue l'Etoile nord-africaine, qui sera à nouveau dissoute en 1937 par le gouvernement du Front populaire.

1936. En novembre, le projet Blum-Viollette sur l'octroi de la pleine citoyenneté française à une élite de 21 000 Algériens musulmans est refusé par les colons et par les indépendantistes.

1937. Messali Hadj crée le 11 mars, à Alger, le Parti du peuple algérien (PPA).

1939. En septembre, le PPA est dissous, et ses principaux leaders sont arrêtés.

1940. Le décret Crémieux est aboli par le régime de Vichy en octobre.

1942. Débarquement allié à Alger.

1943. Ferhat Abbas présente en mai le Manifeste du peuple algérien, qui revendique l'égalité totale entre musulmans et Européens d'Algérie. Le texte est rejeté par le Comité français de la libération nationale (CFLN), formé à Alger le 3 juin. En décembre, le général de Gaulle annonce dans un discours prononcé à Constantine une série de réformes concernant les droits civiques des Algériens.

1944. Le 7 mars, de Gaulle signe une ordonnance qui supprime le code de l'indigénat et accorde la citoyenneté française à 65 000 Algériens.

La guerre
1945. Le 8 mai, la répression d'émeutes insurrectionnelles au cours desquelles une centaine d'Européens sont tués fait plusieurs milliers de morts (entre 15 000 et 45 000 selon les estimations) parmi les Algériens dans les régions de Sétif, Guelma et Kherrata.

1946. Ferhat Abbas fonde l'Union démocratique du manifeste algérien (UDMA) en mai, et Messali Hadj le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) en octobre.

1954.En avril, un groupe de militants du PPA déterminés à entrer dans la lutte armée en constituant un front commun créent le Comité révolutionnaire pour l'unité et l'action (CRUA), transformé en Front de libération nationale (FLN) le 1er novembre : début de la guerre d'indépendance algérienne. En décembre, les partisans de Messali Hadj créent le Mouvement national algérien (MNA).

1955.Le Parlement français vote l'état d'urgence en avril. Le 20 août, des milliers de paysans de la région de Constantine se soulèvent. Débats aux Nations unies (27-30 septembre) sur la « question algérienne ».

1956.Le 16 mars, l'Assemblée nationale accorde les pouvoirs spéciaux au gouvernement de Guy Mollet. Le premier congrès du FLN, dans la vallée de la Soummam en août, aboutit à la création du Comité national de la révolution algérienne (CNRA). A la fin de l'année, on compte plus d'un demi-million de soldats français en Algérie.

1957. Janvier-octobre : bataille d'Alger. L'armée française généralise l'usage de la torture.

1958.Le 13 mai, l'armée prend le pouvoir en Algérie et crée le Comité de salut public, dirigé par le général Massu. Le 1er juin, à Paris, le général de Gaulle est investi comme président du Conseil (premier ministre). Le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), avec à sa tête Ferhat Abbas, est formé le 19 septembre. De Gaulle propose la « paix des braves » aux insurgés algériens en octobre. Il devient le premier président de la Ve République le 21 décembre.

1959. De Gaulle reconnaît, au cours d'une allocution prononcée le 16 septembre, le droit à l'autodétermination des Algériens par la voie du référendum.

1960. « Semaine des barricades » à Alger : le 24 janvier, des colons dirigés par Pierre Lagaillarde appellent au soulèvement des Européens au nom de l'Algérie française. Ils se rendent le 1er février. Le 5 septembre s'ouvre le procès du réseau d'aide au FLN animé par Francis Jeanson. Des intellectuels favorables à l'indépendance publient le « Manifeste des 121 ». Le 19 décembre, l'Assemblée générale des Nations unies reconnaît le droit de l'Algérie à l'indépendance.

L'indépendance
1961.Le 8 janvier, le référendum sur la politique d'autodétermination voit un large succès du « oui », en France comme en Algérie. En février, des activistes européens constituent l'Organisation armée secrète (OAS). Echec du « putsch des généraux » en avril. Le 17 octobre, la répression policière d'une manifestation algérienne pacifique à Paris fait une centaine de morts.

1962. Le 8 février, à Paris, les forces de l'ordre chargent un rassemblement contre l'OAS, tuant neuf Français. L'enterrement des victimes, le 13, rassemble un demi-million de manifestants. La signature des accords d'Evian, le 18 mars, est suivie d'un cessez-lefeu dès le lendemain. L'indépendance de l'Algérie sera ratifiée par référendum, en France le 8 avril 1962 et en Algérie le 1er juillet. Le 5 juillet, l'Algérie proclame son indépendance. Début de l'exode des Européens d'Algérie. Le bilan de la guerre est de 300 000 à 600 000 morts selon les sources. Le 22 juillet, M. Ahmed Ben Bella, soutenu par le colonel Houari Boumediène, qui commande l'Armée nationale populaire (ANP), forme à Tlemcen un Bureau politique contre le GPRA, installé à Alger. En septembre, l'ANP entre dans la capitale. M. Ben Bella prend la tête du gouvernement le 29 septembre.

P:G.C

 

 

 

5 votes. Moyenne 1.80 sur 5.

Ajouter un commentaire