armée algérienne

L’Armée nationale populaire (ANP) est l'appellation officielle, en partie inspirée de la Nationale Volksarmee de l'ex-RDA , qui a été donnée à l’armée algérienne depuis l'indépendance de l'Algérie en juillet 1962. Composée des commandements des forces terrestres, navales et aériennes, ainsi que d'un état-major responsable de l'emploi et de la préparation des troupes au combat. Le sommet de la hiérarchie militaire aboutit directement au Chef de l'État, constitutionnellement chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale.

Le Président désigne le chef d'état-major des armées, ce poste est occupé depuis août 2004 par le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah.

L'armée algérienne compterait 319 000 soldats (dont une proportion non négligeable d'appelés du contingent.) et dispose de 290 000 réservistes en 2010. Le nombre total de réservistes susceptibles d'être mobilisés en temps de guerre serait de 7 500 000.

l'ANP se réclame des trois traditions guerrières berbère, arabe et ottomane.

Structures

Le pays est divisé en six Régions militaires ou ""RM"", chacune comprenant un Quartier-Général opérationnel. Un schéma d'organisation adopté pendant la guerre d'indépendance, maintenu après celle-ci, afin de garder à la fois un contrôle des frontières (tensions récurrentes avec le Maroc sur la question du Sahara occidental, grand banditisme et criminalité organisée au Sahara, etc.), et de lutter contre les insurrections potentielles. Chaque commandement régional est responsable de l'administration des infrastructures militaires, de la logistique, du logement et de la formation des conscrits. À sa tête, il existe un État-major (aujourd'hui dirigé par le chef d'état-major Gaïd Salah) qui coordonne l'ensemble des activités militaires et de lutte contre le terrorisme avec le soutien des commandants des forces terrestres, aériennes, du commandement du DAT (défense aérienne du territoire) et de la marine.

Les structures de l'armée algérienne furent pendant longtemps claquées sur celles de l'armée soviétique et avaient pour objectif fondamental la défense du pays contre toute atteinte à son intégrité territoriale. L'ANP était préparée à faire face à une ou plusieurs armées régulières dans une guerre classique utilisant des armes et des tactiques conventionnelles. Une organisation qui s'avéra presque inopérante lorsque elle eut à mater une guérilla à partir du début des années 90. Ce qui la contraint à adapter une partie de son dispositif dans la précipitation dans un contexte difficile marqué par la disparition de l'URSS et l'embargo sur les armes auquel le pays fut soumis de la part de certains pays européens pour avoir empêché la prise du pouvoir par des islamistes radicaux. Cette adaptation se fit graduellement, non sans de sérieux revers, mais sans remettre en question les fondements de la doctrine militaire fondée par dessus tout sur la défense du territoire contre toute tentative d'invasion. Dans cette optique, de nouvelles unités furent créees selon un schéma tactique plus flexible: les unités de lutte anti-terroriste dont les effectifs ne cessèrent d'augmenter entre 1993 et 1999. Ces unités, entrainées selon des méthodes coréennes, furent déployées dans les maquis dans des opérations de recherche-destruction, plus communément connues sous le nom de ratissages où elles étaient soutenues par des hélicoptères d'attaque au sol et des forces paramilitaires. Entre 1992 et 1999, soit en l'espace de sept ans, les militaires algériens changèrent à deux reprises leur tenue de combat et combinèrent l'usage simultané de divers unités issues de différents corps en les projetant sur trois, quatre, voire cinq théatres d'opération à la fois. Cette flexibilité dans l'utilisation des forces permit en premier lieu à l'aviation et notamment celle du transport de troupes et de matériel d'acquérir une capacité de projection assez éprouvée (en moyenne sur des distances variant de 600 à 1300 Km) et, en second lieu, l'usage d'une force interarmes opérationnelle compacte et assez intégrée.

Ce changement induit par la dure réalité du terrain aboutit au début des années 2000 au concept de la professionnalisation des forces armées et à l'abandon progressif de la conscription. Ce projet initié en 2001 fut accéléré à partir de 2003, année marquée par un contexte international d'une extrême violence. Le retour de la paix civile permit à l'armée de revenir aux missions qui lui sont dévolues en premier lieu: la défense du territoire. Les systèmes d'armes obsolètes firent l'objet d'un reclassement et l'ensemble des forces reçut un armement récent, avec une attention particulière à l'aviation de combat, à la défense aérienne du territoire (l'acquisition de missiles Sol-Air S-300)et aux submersibles.

Cependant la fonction de chef d'état-major a beaucoup perdu de son influence au profit de la fonction de ministre délégué à la défense détenue par Abdelmalek Guenaïzia et du secrétaire général du ministère de la défense le général major Sanhadji. Guenaïzia exerce aussi son autorité vis-à-vis de la Gendarmerie algérienne.

Toutefois, le pouvoir de l'armée dans le pays forme également un binôme très complexe avec le pouvoir politique grâce à l'influence du DRS (services de renseignements) : une structure héritée du contexte de l'indépendance, avec l'État-Major Général (EMG) de l'Armée de libération nationale qui œuvrait parallèlement avec le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Ce schéma n'a jamais été exempt de tensions à l'exemple de l'annulation des élections de décembre 1991 ou de la démission de Liamine Zeroual de sa fonction de président de la république.1999
Aujourd'hui, ce schéma est dit persistant même si le président Bouteflika œuvre actuellement pour un renforcement du « pouvoir civil » au sein de l'État. Toutefois, cet exercice s'avère toujours délicat. En juillet 2006, le président Bouteflika a élevé au grade de général de corps d'armée (le plus haut grade de l'ANP, n'ayant été détenu jusqu'à cette date que par le seul ancien chef d'état major Mohamed Lamari) les généraux majors, Gaïed Salah (CEM et le plus âgé des généraux), Mohamed Mediène (DRS) et Abbas Ghezeiel (le plus ancien général major en activité et ex-chef de la gendarmerie, actuellement conseiller militaire de Bouteflika).

Principales unités de l'Armée de terre algérienne en 2010

  • 2 divisions blindées, chacune avec 3 régiments blindés et 1 régiment mécanisé.
  • 3 divisions mécanisées avec 3 régiments mécanisés et 1 régiment blindé autonome.
  • 1 division de parachutistes
  • 1 brigade blindée autonome.
  • 4-5 régiments d'infanterie motorisée indépendants
  • 7 bataillons d'artillerie indépendants
  • 4 bataillons de génie
  • 5 bataillons de défense antiaérienne
  • 2 bataillons de rangers

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